Quelles mesures de soutien pour recruter des employés dans ma PME?

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Savez-vous que vous ne devez pas payer de cotisations sociales à l’ONSS quand vous embauchez votre premier travailleur ? A côté de ça, vous avez également droit à d’autres mesures de soutien, que ce soit au niveau fédéral ou régional, offrant un coup de pouce financier aux PME. Petit tour d’horizon.

1. La réduction « groupes-cibles » pour les premiers engagements

Cette mesure de soutien a été créée pour donner un coup de pouce aux PME. Lorsque vous engagez votre premier collaborateur, vous n’avez pas de cotisation sociale à payer et une partie des frais d’affiliation auprès d’un secrétariat social (comme Attentia) vous est même remboursée. Une seule condition pour en profiter : ne pas avoir employé de personnel pendant au moins quatre trimestres consécutifs, à l’exception des étudiants et des bénévoles.

Et ce n’est pas tout, car vous bénéficiez également d’une réduction des cotisations à l’ONSS pour les cinq prochains collaborateurs engagés. Une condition ici aussi : ne pas avoir eu cinq employés en même temps au cours des quatre derniers trimestres. Et un collaborateur ne peut pas remplacer un travailleur pour lequel vous recevez déjà une réduction « groupes-cibles ».

En Wallonie, les indépendants et gérants de TPE et PME peuvent profiter de « SESAM », une aide financière, pendant 3 ans, pour l’engagement de demandeurs d’emplois inoccupés. Une aide qui peut atteindre jusqu’à 30.000 euros par travailleur engagé en trois ans. Même ordre d’idée à Bruxelles avec activa.brussels qui peut également offrir jusqu’à 15.900 euros de primes, représentant le montant à déduire du salaire net d’un travailleur sur 30 mois.

2. Des prêts et financements européens, belges et régionaux

L’argent est le nerf de la guerre, c’est bien connu. Et un capital de départ insuffisant et un manque de financement peuvent déterminer la viabilité d’une PME. Plusieurs solutions existent, à différents niveaux. Européen d’abord avec la BEI, la Banque Européenne d’Investissement, qui accorde des prêts intermédiés pour les PME afin d’améliorer l’accès et les conditions de financement. Vous souhaitez investir à l’étranger ? Au fédéral, la SBI, la Société Belge d’Investissement International, peut vous aider à cofinancer les investissements à l’étranger grâce à des solutions de financements sur mesure.

Ce n’est pas encore fini, n’oublions pas les régions. A Bruxelles, finance.brussels est l’initiative publique qui soutient financièrement les start-up, scale-up, PME, TPE et les coopératives de différentes manières : prises de participation, prêts convertibles, cofinancements, garanties… En Wallonie, c’est la SOWALFIN qui se veut être le « guichet unique » pour les entrepreneurs wallons en termes de financement. Elle peut ainsi faciliter l’octroi de crédits en offrant une garantie pour les PME.

En Wallonie, vous pouvez aussi faire appel à des investisseurs privés et des particuliers via le « prêt Coup de Pouce » pour des montants jusqu’à 100.000 euros à des taux avantageux. Les indépendants et PME peuvent emprunter pour la création et le développement de leurs activités, et les particuliers bénéficient eux d’un avantage fiscal. Une situation win-win !

3. Des garanties bancaires pour des crédits professionnels

Obtenir un prêt auprès d’une banque n’est pas toujours simple, surtout quand on n’a pas de garantie. A Bruxelles, le Fonds Bruxellois de Garantie permet aux micros, petites et moyennes entreprises d’obtenir un prêt en fournissant aux organismes de crédit une part importante des garanties exigées. Plus d’informations sur les conditions ici. Même principe pour la Wallonie, toujours grâce à la SOWALFIN avec deux formes de garanties : partielle et supplétive d’une part, « en tête » de l’autre. Plus d’informations sur les conditions ici.

4. Les microcrédits pour de plus petits montants

Vous n’avez pas accès aux crédits bancaires traditionnels ? Vous pouvez demander un microcrédit auprès de spécialistes comme microStart ou Credal par exemple, des coopératives à finalité sociale. Bien que le montant de ces prêts soit inférieur à ce que vous pouvez obtenir dans une banque (max 15 à 25.000 euros), c’est une excellente alternative pour financer le capital de départ de son activité. Surtout quand on n’est pas en mesure de demander un crédit auprès des banques « à l’ancienne ». A Bruxelles, Brusoc, filiale de finance.brussels, favorise aussi les indépendants en personne physique à l’aide d’un financement maximum de 25.000 euros sur une période d’un an à cinq ans. Un apport propre de minimum 3% du financement est tout de même demandé.

Ces microcrédits sont toujours soumis à de nombreuses conditions. Il vous faudra par exemple quelqu’un qui se porte garant pour une partie du montant prêté. Il est donc préférable de d’abord prendre contact avec nos experts financiers et convenir quelles mesures de soutien sont les plus avantageuses pour votre PME.

5. La déduction pour investissement

A côté des prêts avantageux, vous pouvez également bénéficier d’un avantage fiscal supplémentaire pour vos investissements, à savoir la déduction pour investissement. Si votre investissement remplit les conditions légales, vous pouvez être exonéré d’une partie de l’impôt sur les bénéfices. Quels investissements, quelles conditions ? A moins de vouloir lire et analyser toute une tartine d’informations ici, mieux vaut contacter nos experts financiers qui pourront vous aider à déterminer quels investissements sont éligibles et quel sera le montant déductible.

6. Les zones d’aide wallonnes

Le gouvernement fédéral a reconnu quatre zones d’aide en Wallonie, également appelées « zones franches ». Des zones qui s’étendent dans un rayon de 40 km autour d’établissements qui ont connu un ou plusieurs licenciements collectifs. Elles sont au nombre de quatre en Région wallonne.

  • Seraing (Arcelor Mittal)
  • Sambreville (Saint-Gobain Sekurit)
  • Charleroi (Caterpillar)
  • Frameries (Doosan)

La région a ainsi créé un incitant fiscal pour les entreprises qui investissent dans ces zones et qui y créent de l’emploi : une dispense de versement du précompte professionnel sur ces emplois additionnels (à concurrence de 25%) pendant deux ans. Tout cela à condition de maintenir leurs investissements pendant 3 ans pour les PME, 5 ans pour les grandes entreprises.

7. La culture n’est pas oubliée…

Créer et développer une activité, c’est déjà assez compliqué. Mais quand cette activité est culturelle, cela peut être encore pire. Il existe heureusement St’Art, le Fonds d’Impact pour la Culture et la Créativité, qui soutient les projets d’arts du spectacle, les arts visuels, la musique, le patrimoine, l’édition de livres, les jeux vidéo, etc… Solutions de financements, prêt culture, cette matière n’est pas oubliée par la Fédération Wallonie-Bruxelles.

8. Comment retrouver toutes les primes et aides disponibles à Bruxelles et en Wallonie?

Citer toutes les primes, aides et subsides qui existent est quasiment une mission impossible. A côté des plus connues et plus utilisées que nous avons précédemment citées, il en existe encore d’autres.

A Bruxelles, cette page reprend toutes les primes auxquelles vous pourriez avoir droit selon votre situation (indépendant, micro-entreprise, petite, moyenne…) et votre projet (création, conseil, formation, recrutement, achat…). Les différentes démarches écologiques, environnementales, énergétiques et durables peuvent également être subventionnées. Côté wallon, c’est la plateforme Midas qui répertorie toutes les aides aux entreprises. Deux véritables mines d’or pour trouver les différents coups de pouces pour créer et développer votre micro, petite ou moyenne entreprise !